Dangerous 25

Vingt-cinq ans. L’album Dangerous est sorti il y a vingt-cinq ans. Attendez, faut que je remonte sur ma chaise.

Novembre 1991 : quatre ans après Bad, Michael Jackson revient avec un nouvel opus qui va ouvrir le bal des meilleurs albums de l’univers sortis dans les années 90. Une pochette dingue (qui reste, pour moi, la plus belle pochette d’album jamais réalisée), et un nouveau virage musical pour M.J., qui intègre en 14 titres les riffs de Slash, le rap de Heavy D et des notes R’n’B et hip-hop.

Lorsque sort l’album Dangerous, Michael Jackson a déjà gagné son titre de ‘roi de la pop’, révolutionnant au passage l’univers des vidéos clips. Il a alors déjà offert au monde et à MTV les clips de Beat it – featuring de véritables membres des gangs des Bloods and Crips, de Thriller –  version horror movie de 15 minutes, de Bad made in Martin Scorsese ou encore de Smooth Criminal – suivi de son moyen métrage Moonwalker complètement barré. Pour les clips de Dangerous, Michael nous offre un condensé de totems nineties (attention, procrastination sponsorisée par Youtube en vue) :

– Jam, featuring Michael Jordan et Kriss Kross avec leurs frocs à l’envers –

In the closet, réalisé sous la houlette de Herb Ritts et featuring Naomi Campbell –

Remember the time, l’un de mes préf de préf, qui nous envoie en Egypte (ou presque) avec Magic Johnson, Iman et Eddie Murphy –

Heal the World pour la larmichette pacifiste et humaniste, et parce que quoi qu’on en pense ou qu’on en dise, MAKE IT A BETTER PLACE. Bordel. –

Black or White, le merveilleux, réalisé par John Landis (à qui l’on doit déjà le clip de Thriller) et porté notamment par Macaulay Culkin (oh, et cette séquence finale de morphing qui faisait le tour des JT à l’époque, parce que c’était WAHOU, les effets spéciaux) –

Who is it, le mystérieux (sous-titre : que j’ai pas compris), que l’on doit à David Fincher (vous savez, ce petit jeune qui nous a pondu Seven et Fight Club) –

Give in to me, ou l’éloge des cheveux longs et bouclés (featuring Slash) –

– Sans compter Will you be there, qui figure au générique du film Sauvez Willy, Gone too soon, dédié à Ryan White (jeune hémophile infecté par le virus du SIDA, devenu activiste, qui décède alors que M.J. travaille sur Dangerous), et d’autres merveilleux titres non sortis en single (dont ce Keep the faith que je crayonnais dans mon agenda Creeks…)

Novembre 1991 : j’ai 9 ans, et j’ai déjà fait l’acquisition de ma toute première chaîne Hi-Fi, celle qui peut lire les vinyles, les cassettes, et surtout les disques compacts. Il a fallu mettre de côté les billets de 100 Francs de Papie sur plusieurs fêtes de Noël et d’anniversaires pour qu’elle puisse trôner dans ma chambre, mais elle est là, et il est temps d’acheter : MON TOUT PREMIER CD ! Et vous l’avez dans le mille : ce sera Dangerous.

Alors forcément, j’ai un rapport tout particulier à cet album, et ça m’a fait vraiment tout drôle quand, au début du mois de novembre, j’ai vu s’afficher ce logo sur les réseaux sociaux de Michael Jackson (maintenant gérés par son estate) :

Et bim, vingt-cinq ans dans la tronche. (avance sur crise cardiaque de vieillesse, un peu)

A la différence des opus de Triller et Bad, qui avaient chacun eu droit à une réédition collector spéciale anniversaire, il semble que la célébration du vingt-cinquième anniversaire de Dangerous se limite au monde virtuel des réseaux sociaux, avec des videos uploadées sur YouTube et des anecdotes partagées sur Facebook ou Twitter, pendant tout ce mois de novembre. Je dois bien admettre que c’est un peu une déception pour la collectionneuse qui vit au fond de moi, mais après tout, rien n’aurait pu venir remplacer mon tout premier CD…

Et vous, c’était lequel le tout premier album que vous avez acheté tout seul comme un(e) grand(e) ?