The girl who was just getting started

Quand on vous dit « Marilyn Monroe », vous pensez « poopoopidoo », « happy birthday mister president », bouche en coeur et autres images pour objets déco au rabais ? Vous avez tort.

Marilyn Monroe et Joe Di Maggio, photo de John Vachon in "Marilyn, August 1953, The lost LOOK photos by John Vachon"

Marilyn Monroe et Joe Di Maggio par John Vachon, in Marilyn, August 1953, The lost LOOK photos by John Vachon

Je ne saurais pas vous dire à quel âge j’ai commencé à me passionner pour Marilyn Monroe. J’ai l’impression que je suis née avec, parce qu’aussi loin que me porte ma mémoire, j’ai toujours été fascinée par le personnage et collectionné un peu tout ce qui me passait sous la main.

Des articles de presse découpés par-ci par-là, des posters et des cartes postales glanés à droite à gauche, des VHS enregistrées lors de rares rediffusions de ses films, des CD compil’ de ses chansons et toutes sortes de livres. Pas de goodies (n’ayez crainte, mon appart’ n’est pas un mausolée à sa gloire), mais beaucoup de livres. Des livres sur sa vie, des romans inspirés de sa vie, des recueils de photos, des mélanges d’un peu tout ça. J’ai une sacrée collec’ (et ceci n’en est qu’une partie.)

Alors forcément, j’ai développé ma propre perception de l’icône : une héroïne aux mille failles qui se battait pour être une autre. Une orpheline modeste devenue le symbole du cinéma Hollywoodien, une fille qui a sacrifié beaucoup pour sa carrière dans l’Amérique misogyne des années 50, une femme qui est sortie de sa zone de confort pour s’installer à New York, y suivre les cours de l’Actors Studio et y monter sa propre société de production, fatiguée des rôles de blonde écervelée auxquels les grands studios la cantonnaient. Loin de la simple pin-up un peu cruche que beaucoup s’imaginent, en somme.

Rien d’étonnant, donc, à ce que j’ai une affection particulière pour les années New Yorkaises de la Miss Monroe. Parce qu’elle a beau être devenue le symbole d’Hollywood, Marilyn a vécu sa plus belle histoire avec New York : celle de son mariage avec la star des NY Yankees de l’époque, Joe Di Maggio, celle du tournage du film « 7 ans de réflexion » et sa scène de la bouche de métro, celle de ses cours auprès de Lee Strasberg, fondateur de l’Actors Studio, celle du lancement de sa société Marilyn Monroe Productions, celle de son union avec Arthur Miller et de ses amitiés avec Milton Greene ou Truman Capote.

Et bien sûr, des dizaines de photos merveilleuses illustrent cette histoire, à commencer par mes chouchoutes d’entre toutes : celles d’Edward Feingersh. Sam Shaw a également réalisé tout plein de très beaux clichés, dont certains étaient visibles dans les couloirs du métro new yorkais jusqu’à l’automne dernier.

42nd Street-Bryant Park Station, Avril 2014

IMG_1275Vous m’avez lue jusque là et le sujet « Marilyn ❤ NYC » vous intéresse un peu ? Ben déjà, merci, et puis vous pouvez vous pencher sur deux bouquins :

Une blonde à Manhattan d’Adrien Gombeaud, paru en 2009 aux éditions Le serpent à plumes, qui revient sur la semaine où le photographe Ed Feingersh a travaillé sur le sujet Monroe à NYC, en 1955 ;

Marilyn Monroe NYC, 1955 édité par Distributed Art Publishers, ou le recueil des images d’une vieille pellicule tournée par un gamin de 14 ans, oubliée et retrouvée au début des années 2000.

Il existe évidemment des tonnes d’ouvrages sur Marilyn Monroe et d’autres clichés de sa vie à NYC, je vous laisse farfouiller !