Super Victor likes this

Dans pile poil un an, c’est le coup d’envoi de l’Euro! Alors aujourd’hui, c’était ouverture de la billetterie et annonces en folie, à commencer par la révélation du nom de celui qui fera danser Super Victor : David Guetta. Eh ouais, on sait depuis ce matin que c’est mister-autotune-Guetta qui nous composera un petit hymne pour l’occasion (Francis et Johnny n’étaient plus dispos) et du coup, après ma rencontre avec Super Victor himself, je vous ai fait un récap’ des derniers supers tubes de l’UEFA.

Je ne sais pas vraiment depuis quand l’UEFA se dote d’une chansonnette officielle pour sa compétition phare, mais ce qui est sûr, c’est que le petit hymne choisi animera la cérémonie de clôture et devrait pas mal tourner en radio, télé et autres transistors (vous avez donc de grandes chances de finir par le fredonner malgré vous.)

Bon, ces titres n’entrent généralement pas dans les annales et survivent rarement à l’évènement – s’ils ne sont pas, en plus, délaissés pour la chanson d’un diffuseur ou d’un sponsor. Mais ils sont quand même souvent synonymes du super combo match / soleil / apéros / copains et malgré toute ma bonne volonté, ils peuvent même parfois finir dans mon iPod. Flashbacks.

Euro 2012

Alors que la compétition est organisée par l’Ukraine et la Pologne, l’UEFA mise sur l’allemande Oceana pour mettre de l’été dans nos oreilles. Avec un clip qui commence sous les cocotiers, soyons fous. Indice d’impression sur la cervelle : 8/10. J’ai mis des semaines à me débarrasser du « ooho ho ho ho ho » que j’entonnais à tue-tête.

Euro 2008

Cette fois, c’est la Suisse et l’Autriche qui reçoivent. Mais comme la compèt’ c’est l’été, on va plutôt miser sur les tapas que le gruyère : c’est Enrique Iglesias qui s’y colle. Hey, bien vu les gars, c’est l’Espagne qui rapporte la coupe à la casa ! Indice d’impression sur ma cervelle : 0/10. A vrai dire, je n’avais aucun souvenir de cette chanson avant d’écrire ce post – mais comme c’est un Euro que j’ai vécu depuis NYC, je crois qu’il est normal que mon cerveau ait gardé dans ses tiroirs les pubs de l’East Village ou du Lower East Side dans lesquels j’ai suivi les matches, plutôt que la tronche d’Enrique.

Euro 2004

On s’envole pour le Portugal, qui va délaisser le fado pendant quelques semaines pour le « Força » de Nelly Furtado. Peu importe qu’elle ait la nationalité canadienne, puisque ses parents sont portugais et qu’elle écrit pour l’occasion une chanson bilingue anglo-lusophone. Indice d’impression sur ma cervelle : 10/10, puisque c’est la seule qui tourne encore dans mon iPod (rapport au prénom et aux origines que je partage avec la belle.) Et pourtant, cet Euro 2004, c’est le drame de ma vie : celui de la défaite, en finale, de la dream team de la seleção portuguesa et son merveilleux Pauleta, contre la Grèce. CONTRE. LA. GRECE.

Euro 2000

La plus belle campagne de l’équipe de France, et c’était en Belgique. Tiens d’ailleurs, la Belgique, c’est vers le nord de l’Europe, non ? Ah ben on va prendre un DJ suédois alors ! Et c’est parti pour un peu plus de trois minutes d’électro mixées par E-Type avec – allez comprendre – un « campione » italien sur un air pourtant entonné par les équipes espagnoles lorsqu’elles remportent un titre (mais si, le « campeone, campeone, olé olé olé », faites pas semblant, même le Barça nous l’a infligé le weekend dernier.) Indice d’impression : 2/10, parce que cette chansonnette est quand même insupportable et que le clip me fait flipper.

Euro 1996

On nous avait vendu le « football comes home » (en Angleterre, donc), Paul Gascoigne était foufou, mais les allemands menés par Andreas Möller s’en fichaient pas mal, et ils sont repartis avec la coupe sous le bras. Indice d’impression : 1/10. Comment vouliez-vous que les anglais s’en sortent, aussi, avec un hymne aussi déprimant que celui concocté par Simply Red ?

Voilà pour le petit retour en arrière. Et si je ne suis pas vraiment convaincue du choix de David Guetta pour l’Euro 2016, ça peut pas être pire que l’Eurovision, si ?

 

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