Le mercredi, c’est graffiti (Vol. 4)

Si vous êtes déjà passés au niveau du numéro 107 de la rue Oberkampf, vous avez sans doute remarqué qu’un ancien espace publicitaire sert régulièrement de toile à un artiste de passage. Cet espace, c’est « le mur ». Il est géré par une association, nommée Le M.U.R. (tiens, tiens), pour « Modulable, Urbain et Réactif ».

L’association tourne depuis plus d’une dizaine d’années, et le principe est simple : toutes les deux semaines, un artiste a carte blanche pour griffer de sa patte l’angle des rues Oberkampf et Saint Maur. Si à l’origine il s’agissait principalement de collages d’oeuvres réalisées au préalable en atelier, la nouvelle formule veut qu’un samedi sur deux, l’artiste partenaire passe une bonne partie de sa journée en plein air, bombe à la main, avant de se joindre aux responsables de l’association et la petite foule présente pour un vernissage à la cool.

C’est en me baladant dans le quartier que je suis tombée un peu par hasard sur ce fameux mur, il y a un petit bout de temps, et depuis je suis leurs actus pour zieuter les nouveautés, et surtout, pour pouvoir y faire un tour quand un artiste chouchou se présente.

Et c’est sous un beau soleil de février que, samedi dernier, je me suis posée sur la terrasse du café qui fait fasse au « mur » pour suivre la performance de Mr. Dheo, graffeur portugais originaire de Porto.

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Plusieurs heures et bombes de peinture plus tard, l’oeuvre de Mr. Dheo rend hommage à « La liberté guidant le peuple » de Delacroix – et plus encore au peuple de Paris, sur un mur situé à seulement deux petites rues du Bataclan.

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Si ça vous dit d’aller voir ça de plus près et avec vos propres mirettes, le mur de Mr. Dheo reste visible jusqu’au vendredi 11 mars, avant de laisser place au mur suivant le samedi 12.

Et mieux que ça, si ça vous dit de soutenir le projet de l’association, vous pouvez même y adhérer ! Le bulletin est distribué à chaque performance, ou dispo sur leur site. La somme versée est considérée comme un don (merci pour vos impôts) et surtout, ça permet de financer les performances puisque les artistes sont défrayés. Ou bien sûr, vous pouvez tout simplement suivre leur page Facebook pour l’agenda des futures réalisations. D’ailleurs, pas d’excuse pour les non parisiens, puisque le mur d’Oberkampf a fait des émules dans tout plein d’autres villes de France (vous êtes grands, vous chercherez tous seuls.)

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